Page 240, ligne 13, pas revenue en...

Page 292, ligne 17, entrevue il ne l’avait pas embrassée, il avait eu peur à Montigny du regard des femmes, en revenant du regard du cocher, mais elle... elle... assurément elle n’y avait même point pensé. Sous la fraîcheur des arbres, il sentait en ses veines courir une intolérable brûlure et l’idée qu’il allait retrouver chez lui la petite Élisabeth lui fut agréable soudain, comme l’espoir d’un peu d’eau à l’étape du soir quand on traverse un désert. Elle l’aimait, celle-là, de tout son cœur, de toute son âme, de tout son corps. Ne pouvait-elle lui donner ainsi que les sources rencontrées des apaisements passagers? Et puis l’esprit de l’homme est rusé. Comme il sait tromper les autres, il sait se tromper lui-même. Un affamé qui trouve par hasard du pain blanc ne peut-il pas s’imaginer qu’il savoure la plus délicate nourriture; quand on est repu, qu’importe ce qu’on a mangé puisqu’on a rêvé. Mais lorsqu’il rentra dans sa maison...

Page 294, ligne 12, pressentiment, le fit aller vers l’asile de Dieu. Avait-elle deviné? oui peut-être. Le temple...

Page 296, ligne 10, peu, comprenant et flairant qu’il ne la trompait pas, convaincue enfin, séduite, réjouie déjà, elle retenait ses belles promesses, car l’idée de devenir une dame à son tour mêlait de la reconnaissance et de l’orgueil à son attachement pour lui. Alors oubliant presque l’apparition de cette étrangère qui lui avait apporté tant de chagrin tantôt, devinant même obscurément dans son flair parisien et sa confiance aveugle et jeune qu’elle devait peut-être à cette visite la fortune nouvelle de sa vie, elle jeta ses bras sur le cou d’André en demandant de sa voix caline:

Et vous m’aimerez comme ici?

Il répondit hardiment:

—Je t’aimerai comme ici. (Fin.)

OPINION DE LA PRESSE
SUR
NOTRE CŒUR.

Journal des Débats, dimanche 20 juillet 1890 (André Hallays).

«Je ne crois pas que M. de Maupassant ait jamais rien créé de plus vivant et de plus humain que ces deux personnages (André Mariolle et Michèle de Burne), ni qu’il ait jamais rien écrit de plus poignant que le roman de leur lamentable aventure...