—Êtes-vous sûre de les retrouver?...—demanda le comte en se retournant sur son siège.
Elle répondit, en indiquant le bois:
—Mais les voilà à dix pas... je viens de voir Henry...
Et elle disparut dans le fourré, pendant que M. de Clagny la suivait d’un œil anxieux...
Dès qu’elle eut trouvé un sentier, Bijou se mit au galop, filant droit, l’oreille au guet, le regard perçant au loin devant elle l’obscurité du bois.
Et tout à coup, elle fit un brusque crochet et entra assez avant dans le taillis, où elle resta, empêchant de son mieux Patatras de faire craquer sous ses pieds les branches mortes.
Dans le sentier qu’elle venait d’abandonner arrivaient Henry de Bracieux, Jean de Blaye et Pierrot. Presque à la hauteur de l’endroit où se cachait Denyse, ils s’arrêtèrent pour attendre un cheval qu’on entendait galoper tout près de là. Et M. de Rueille parut. Henry demanda:
—Qu’est-ce que tu faisais donc?... il y a dix minutes que nous t’avons vu au bas du chemin des Belles-Feuilles?...
Sans répondre, M. de Rueille dit, inquiet:
—Où est Bijou?...