— Va donc, mon Chiffon!… toi qui aimes les chevaux…
— C'est justement parce que j'aime les chevaux que je n'aime pas les courses… ça ne m'amuse pas d'en voir un qui gigote avec une patte cassée… comme à Auteuil… il y a deux ans… le jour où tu m'y as emmenée…
— Mais il n'arrive pas fatalement un accident comme celui-là…
— Celui-là ou un autre… ça m'est égal!… et puis, d'abord… c'est pas seulement pour ça que je ne veux pas aller aux courses…
— On ne doit pas dire : «Je ne veux pas», fit observer M. de Bray.
Docilement, Chiffon rectifia :
— Que je voudrais ne pas aller aux courses…
— Ah!… et pourquoi est-ce?…
— Parce que ça m'embête d'être toujours au milieu d'un tas de gens!… moi qui n'aime qu'à être seule et tranquille… avec mes animaux…
Elle regarda affectueusement son beau-père et son oncle, et acheva :