— Ce que je me réjouis de voir les têtes des gens qui ne t'aiment pas… et il y en a beaucoup…

— Comment?… il y en a beaucoup?…

— Oh! à Pont-sur-Sarthe!… je ne parle pas de Paris… pendant les trois mois que nous passons à Paris, je ne sais ni ce que tu fais, ni si on t'aime ou pas… tandis qu'ici, c'est tout différent… je vois ce qui se passe…

— Et qu'est-ce que tu vois?…

— Que… excepté quelques amis… tout le monde te déteste…

— Je n'ai cependant rien fait pour ça!…

— Si!… tu as fait tout ce qu'il faut!… tu vis tout seul, et, à Pont-sur-Sarthe, on ne pardonne pas ça… ailleurs non plus, du reste!…

— Mais… je ne vis pas tout seul…

— Si!… tu dis zut aux visites, aux dîners, au cercle, aux bals, aux matinées, aux saluts des pères, aux garden-parties… zut aux jeudis de madame de Bassigny… zut à tout ce qui t'embête… et tu as bien raison, parbleu!… seulement, faut pas croire que c'est comme ça qu'on se fait aimer des imbéciles…

— Oui… je suis un ours… j'ai tort…