—Ah! ça, dit la mère, je me le demande....
—Est-ce que vous me direz un conte? demande le petit garçon.
—Bien sûr, mais il faut d'abord que je sache exactement la profondeur de l'eau du caniveau de la petite rue que tu prends pour aller à l'école.
—L'eau monte juste à la moitié des tiges de mes bottes, si je passe à l'endroit le plus profond.
—Eh bien voilà où nous avons eu les pieds mouillés, dit le vieux monsieur. Je te dois un conte et je n'en sais plus.
—Vous pouvez en inventer un immédiatement. Maman dit que tout ce que vous regardez, vous pouvez en faire un conte et que de tout ce que vous touchez peut sortir une histoire.
—Mais ces contes et des histoires ne valent rien. Les vrais doivent naître tout seuls et me frapper le front en disant: Me voilà!
—Est-ce que ça va frapper bientôt? demanda le petit garçon.
La maman se mit à rire, elle jeta quelques feuilles de sureau dans la théière et versa l'eau bouillante dessus.
—Racontez! racontez!