—Si seulement le chat pouvait te prendre, phénomène!

Et sa mère:

—Si seulement tu étais bien loin d'ici!

C'en était trop! Le malheureux, d'un grand effort s'envola par-dessus la haie, les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tire d'aile.

«Je suis si laid que je leur fais peur», pensa-t-il en fermant les yeux.

Il courut tout de même jusqu'au grand marais où vivaient les canards sauvages. Il tombait de fatigue et de chagrin et resta là toute la nuit.

Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s'écrièrent:

—Qu'est-ce que c'est que celui-là?

Notre ami se tournait de droite et de gauche, et saluait tant qu'il pouvait.

—Tu es affreux, lui dirent les canards sauvages, mais cela nous est bien égal pourvu que tu n'épouses personne de notre famille.