[11] Théogonie, vers 820–868. Typhôeus, chez Hésiode, est fils de la Terre et du Tartare, tandis que Typhaon est fils de Héra, chez Homère. Ce n'est pas une raison pour contester qu'il s'agisse ici du même personnage mythologique. Cf. Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, t. I, p. 374–375.

[12] Homère, Hymne à Apollon, vers 355 et suivants; Decharme, Mythologie de la Grèce antique, pages 99–102.

[13] Apollodore, livre II, chap. V, § 2, chez Didot-Müller, Fragmenta historicorum græcorum, t. I, p. 136. Cf. Hécatée, fragment 347, ibid., p. 27. Cf. Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, t. I, p. 136, 137.

[14] Voy. le § 6 de ce chapitre, p. 102, 103.

[15] Bréal, Mélanges de mythologie et de linguistique, pages 84 et suivantes. Le dragon Vritra ou Ahi est considéré comme une image du ciel obscurci soit par les nuages orageux, soit par la nuit: Kuhn, Ueber Entwickelungsstufen der Mythenbildung, dans Abhandlungen der königlichen Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 1873, p. 142. Voir enfin, sur Vritra ou Ahi, Bergaigne, Mythologie védique, t. II, p. 196–208.

[16] Al. Bertrand, L'autel de Saintes et les triades gauloises, extrait de la Revue archéologique de juin, juillet, août 1880. M. Mowat s'est aussi occupé tout récemment des dieux cornus de la Gaule dans une intéressante communication à la Société des antiquaires de France.


§ 5.
Combats de Némed contre les Fomôré.

Némed aussi fut en guerre avec les Fomôré; il leur livra quatre combats, dans chacun desquels il fut vainqueur. Dans la première bataille, qui paraît d'invention relativement récente, Némed vainquit et tua deux rois Fomôré qui s'appelaient Gend et Sengand[1]. Les trois autres batailles livrées par Némed aux Fomôré sont seules mentionnées dans un des poèmes qui sont les témoignages irlandais les plus anciens de cette vieille littérature. La première se livra en Ulster, la seconde en Connaught, la troisième en Leinster. Ce sont les batailles de Murbolg, de Badbgna et de Cnamros[2]. Il y a eu de cette guerre un récit détaillé. Les combats livrés par Némed aux Fomôré étaient le sujet d'une des histoires que les file racontaient, et le titre de cette histoire est inscrit dans le catalogue trop court que nous a conservé une des gloses du Senchus Môr[3]; le texte en est perdu.

Némed sortit vainqueur de ces trois redoutables épreuves; il mourut peu de temps après d'une maladie épidémique qui, avec lui, enleva deux mille personnes[4]. C'est alors que les textes irlandais placent la légende du massacre de la tour de Conann.