Le Petit Biscuitier réfléchit quelques secondes.
—A midi précis. Vous avez donc le temps de vous restaurer, ainsi que l'équipe, avant l'instant du départ. Moi je déjeunerai à bord. Je vais donner des ordres en conséquence.
L'armateur du yacht aérien fît demi-tour pour regagner l'auto qui l'avait amené.
—Tiburce, dit-il, vous allez me conduire à Pontoise.
—Bien, monsieur, répondit le chauffeur en baissant la tête d'un geste d'acquiescement.
—Et toi, Firmin, tu t'occuperas de réunir les matières premières de mon déjeuner, que tu me serviras aussitôt que nous serons en l'air.
Le digne valet de chambre blêmit.
—Mon...monsieur ne va pas plutôt à l'hôtel, bégaya-t-il.
—Non, j'ai la fantaisie de faire mon repas en plein ciel. Tu me serviras à bord!
Le malheureux domestique connaissait son maître, et n'ignorait pas qu'il ne gagnerait rien à discuter, lorsqu'il lui avait fait connaître ses volontés. Il considéra tristement son collègue, le chauffeur Tiburce, en hochant la tête d'un air profondément navré.