—Ce n'est pas trop tôt! grommela le capitaine avec-un soupir de soulagement.

Il reprit à haute voix en s'adressant à son passager avec empressement.

—Les tubes d'hydrogène vont arriver?

Le Petit Biscuitier paraissait furieux.

—Pas d'hydrogène, répondit-il. Fruscou en manque complètement en ce moment, à ce qu'il paraît.

—Alors, il ne nous reste plus qu'à dégonfler, dans ce cas, répliqua l'aéronaute cherchant déjà la corde ouvrant le chemin de déchirure donnant issue au gaz, mais Réviliod posant la main sur son bras arrêta son mouvement.

—Hé! pas si vite, je vous prie, dit-il froidement.

—Mais, monsieur, si nous tardons encore, le ballon va être déchiré!... s'écria Neffodor.

—Nous n'avons pas de gaz pour nous ravitailler, mais nous avons le générateur d'hydrogène du parc d'Écancourt, prononça l'aéro-yachtman. Regagnons donc le parc et le hangar.

—Il n'y a presque plus d'essence pour le moteur, ni de lest!...