—Asseyez-vous, je le répète, messire Georges, ou je vous quitte...

—Que votre volonté soit faite! fit-il d'un ton piqué.

Cependant il obéit. Mais si la chambre eût été éclairée, on eût pu voir Un sourire ironique plisser le coin de sa bouche.

—Ah! vous êtes bon; je vous aime ainsi! reprit Constance d'une voix pénétrée.

En prononçant ces mots, elle lui tendit une main, que Georges s'empressa de porter à ses lèvres.

Leurs yeux s'habituaient à l'obscurité. Si les traits du visage leur échappaient, le miroitement de la fenêtre permettait au moins de distinguer les gestes.

—Que de choses j'ai à vous dire, mon doux! continua Constance. Mais, d'abord, répondez franchement à mes demandes. Le voulez-vous?

—C'est donc bien grave! dit-il en badinant.

—Vous en pourrez juger, repartit la jeune fille avec un accent sérieux.

Puis, elle voulut retirer sa main. Mais, suivant, la coutume des Bretons amoureux, Georges de Maisonneuve saisit le petit doigt de cette main avec le sien, et lui en fit un anneau.