—J'ai mon cheval à la porte.

—Vous le renverrez.

—Et Samson, que dirait-il?

—Oh! si Samson est là, fit Emmeline, nous sommes sûrs qu'il ne vous quittera pas. C'est un modèle que ce domestique!

—Un peu gênant parfois, glissa Bertrand.

A cette allusion, le comte ne répliqua point.

—Eh bien, reprit la jeune fille, il y a un moyen de tout arranger. Notre jockey reconduira votre cheval, et le brave Samson suivra, s'il le veut, la voiture.

—Vous avez réponse à tout; je me rends avec enthousiasme, dit Arthur en pressant doucement le bras d'Emmeline.

Jamais il ne s'était permis cette familiarité. Le coeur de la jeune fille en palpita d'allégresse.

Ils furent bientôt à la villa, d'où ils sortirent, une heure après, tous trois dans une calèche découverte, traînée par deux magnifiques poneys.