—Pouvez-vous douter que j'en sois heureuse! dit Emmeline avec un accent de reproche.
—Désirez-vous partir seul? demanda Bertrand.
—Non, non, mon cher; si vous ne le trouvez pas mauvais, je vous ramènerai.
—Quel bonheur! s'écria étourdiment Emmeline.
—Alors, je vais faire atteler.
—Allez, nous vous suivons.
Bertrand s'élança vers les communs, où les voitures avaient été remisées. Mais en courant, un papier tomba de sa poche.
Arthur aperçut ce papier, qui échappa à l'attention d'Emmeline, trop absorbée par ses pensées pour regarder ce qui l'entourait.
Le comte l'entraîna du côté où était tombé l'objet se baissa comme pour cueillir une fleur, le ramassa et le serra dans son gousset de montre.
—Quelle délicieuse soirée, et comme il m'eût été bon de la passer tout entière avec vous, mademoiselle! disait-il, en même temps à Emmeline. Vous offrirais-je cet oeillet?