—Oui, monsieur. Il est dans le cabinet du fond.

—Éclairez-moi, Juliette.

Ils se trouvaient alors dans une vaste cuisine sombre, malpropre, lambrissée de toiles d'araignée et de batterie de cuisine ébréchée ou rouillée. Un grand poêle en fonte occupait le centre de la pièce, dont le plafond était formé de solives grimaçantes et soutenues, ça et là, par des étais à peine équarris. Pour le plancher, il gémissait sous une couverture d'immondices visqueuse et glissante.

En un coin, des figurines de cire, s'efforçant de représenter le tableau de Jésus à la Crèche, jaunissaient dans leur châsse de verre fêlé.

L'atmosphère de cette cuisine était lourde, écoeurante. On y respirait une odeur de boucane et de graillon, que justifiaient des chapelets de poissons salés pendus à des crochets et un chaudron dans lequel roussissaient, en grésillant à l'ardeur du feu, de menus morceaux de lard.

La vieille prit un trousseau de clefs et se dirigea vers une porte latérale.

—Ou allez-vous? demanda l'inconnu.

—Chut! fit la Camarde en ouvrant la porte avec précaution.

—Est-ce que ce serait déjà fini?

—Venez, monsieur Larençon.