—Non, continua Mark, nous ne voulons pas vous tuer. Vous allez entrer ici avec nous, et nous nous expliquerons.
Il le poussa dans la hutte et referma la porte sur eux.
Le lieu était sombre et désolé, bien propre à intimider un homme faible de caractère et bourrelé de remords comme l'était le prétendu séducteur de Madeleine, Grantham (on l'a reconnu), ainsi qu'il disait s'appeler.
Nulle lumière, sauf la clarté pâlotte d'un rayon de lune, ne pouvait lui indiquer l'étendue du danger qu'il courait.
Cependant un de ses gardiens lui paraissait plus disposé à l'emportement qu'à la pitié, et tous deux le tenaient en leur pouvoir, loin de toute assistance.
Il fallait qu'il leur obéît, qu'il en passât par où ils voudraient.
C'était assez pour effrayer un homme même plus résolu que lui.
Il demeura tremblant au milieu de la pièce, en essayant de démêler dans les mouvements de Mark et de Guillaume les sentiments qui les animaient.
Le premier boucha la fenêtre et intercepta ainsi la seule lueur qui éclairait le bouge.
Grantham sentit une sueur glacée baigner ses tempes.
—Que voulez-vous de moi? s'écria-t-il avec un indicible accent de terreur.