Il s'était planté debout contre le monolithe de glace, le buste droit, la jambe gauche un peu avancée et un peu ployée, les bras collés aux mains, et les mains croisées, la paume tournée vers la face.
Guyonne, saisissant Philippe par la manche de son habit, posa un pied sur le genou du matelot, l'autre dans l'étrier formé par ses doigts, puis s'exhaussa sur ses épaules, sur sa tête, et finalement s'assit à la crête du glaçon.
—Et la descente! demanda le Maléficieux.
—Oh! fort aisée.
—Heureusement! pensa Philippe.
—Mais, pour l'amour du ciel, comment ferez-vous? dit Guyonne.
—Par le diable, je ferai comme… hum! hum! hum!… Ah! j'y suis…
En achevant ce monologue, le Maléficieux retira de sa poche une corde à noeuds.
—Mort de vie, dit-il, j'avais oublié ma garcette. Attrapez! et amarrez-la quelque part.
Il lança le bout de la corde à Guyonne qui l'attacha à un bloc de glace.
Philippe se suspendit au câble et grimpa avec l'agilité d'un écureuil.