—Avec ce fardeau, oui bien, je le jure, votre serviteur! Mon oncle, le grand voyageur dans l'Afrique Centrale…..
—C'est impossible, mon ami, c'est impossible, dit Poignet-d'Acier en frappant du pied avec impatience.
Nick Whiffles se mit à rire.
—Vous allez voir, dit-il en déposant à terre le corps de Louis-le-Bon, qui remuait faiblement et proférait des plaintes entrecoupées.
Ensuite, il releva un des cadavres gisant sur le sol, l'accota contre la porte de la poudrière, pendant que les employés de la Compagnie achevaient de vider la cour dans une confusion extrême, et, arrachant à Poignet-d'Acier le brandon qu'agitait celui-ci, il le fixa aux doigts crispés du cadavre.
L'obscurité naissante jointe à la distance où la porte de la cour était du lieu de cette scène n'eût pas permis aux fuyards de découvrir la supercherie, en admettant même que leur panique ne les en eût point empêchés.
—Maintenant, dit Nick quand il eut terminé, nous pouvons, capitaine, décamper tout à notre aise, ou continuer nos recherches si cela vous va mieux. Soyez tranquille, les Anglais ne nous troubleront pas.
—J'ai soif, à boire! murmura Louis-le-Bon.
—A boire! oui, mon vieux! reprit Whiffles, qui se baissa et approcha sa gourde des lèvres du blessé.
—N'avez-vous rien trouvé! demanda Poignet-d'Acier.