Ta race est un collier d'où s'égrènent les perles

Qui roulent sur le sable, ou sombrent sous les flots.

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Le mur de leur orgueil est l'horizon sans borne

Dont leur âme est l'oiseau superbe et plein de cris.

Père des sans-famille et de ceux que l'on chasse

De peur de voir leurs yeux braqués sur les clartés,

D'entendre leurs clairons creux, emplis de menace,

—Josués de nouveaux Jérichos,—quoi qu'on fasse,

Sonner l'écroulement des fétides cités;