Par bonds et par rebonds se cabrant, ta marée.

Endormi sous sa houle, Endormeur il roucoule.

Cueillons encore un hémistiche harmonieux et «une rose jaune or» et laissons-nous attrister ou égayer par un ciel «livide et vide de vie».

Parmi ce mauvais trop travaillé signalerai-je des négligences? Dans la même strophe où Mme Dorian fait avec raison le mot «sentier» de deux syllabes, pourquoi en accorde-t-elle trois à «chantier» et à «altier».—Elle a le soin louable d'ajouter un errata à son dernier recueil. J'y trouve cette indication:

«Page 25, 7e vers, au lieu de:

Sa rumeur murmure effrénée

Lisez: Sa rumeur mugit effrénée

Je cherche le 7e vers de la page 25 avec la ferme volonté de faire mugir cette rumeur qu'un goût trop vif pour l'allitération fit accuser de murmurer effrénément. Et je trouve, non sans stupéfaction:

Tonne la rumeur effrénée.

Ces petits détails,—que je pourrais trop facilement multiplier,—ont leur signification cruelle. Les livres de Tola Dorian donnent tout à l'effet: ce sont des femmes pauvres qui se couvrent de fausses bijouteries et qui ne soignent pas leurs dessous.