Marie Caussé imite timidement et docilement ce défaut; mais, à l'éclat du plein jour, son imagination préfère les douceurs nocturnes:
Et mon teint pâle comme un clair de lune,
sera la nef d'argent dans la mer de tes nuits.
Son écriture est moins sûre que celle de Jacques Nervat. Il aurait bien dû, le bon fiancé, souffler sur certaine «neige de cendre» que je ne vois pas bien et effacer l'expression plate et un peu ridicule de tel aveu d'impuissance:
Et rien ne peut le définir, même des vers.
La poésie de Marie Caussé est trop souvent presque aussi balbutiante que la prose rimée de Francis Jammes. Mais, par endroits, je suis charmé de sa sincérité craintive et gracieuse:
J'offrirais notre amour à Dieu, pour qu'il me fasse
bonne, comme ton cœur se plût à me rêver
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
et qu'il mette en mes yeux une lueur discrète