La scène de la révolte de Cortez n'est pas gravée isolément, pas plus que le chœur des Danaïdes. Quant au septuor, n'essayez pas, je vous en prie, de le faire chanter par vos jeunes gens. Ce serait affreux, un charivari complet, rien n'est plus certain. On ne peut, d'ailleurs, pas plus se passer du chœur que le chœur ne peut se passer du septuor.

On va jouer au Conservatoire, le dimanche de Pâques, les trois morceaux de la Fuite en Égypte. En attendant, voilà mon nigaud de Pasdeloup qui annonce pour Dimanche prochain l'ouverture de la Fuite en Égypte, c'est-à-dire la petite symphonie sur laquelle les Bergers sont censés arriver auprès de l'étable de Bethléem. Je viens de lui écrire pour le prier de n'en rien faire; mais je parie qu'il s'obstinera. Cela est absurde, le morceau ne peut se séparer du chœur suivant.

J'ai vu du Boys; il se présente à l'Institut pour remplacer M. Béranger dans l'Académie des sciences morales.

Nous avons enterré hier notre confrère Clapisson. On croit que c'est Gounod qui obtiendra sa succession.

La longueur de votre lettre me fait espérer que vous allez un peu mieux.

Adieu, mon cher ami; je vous serre la main.

Tout à vous.

CXXX

10 novembre 1866.

Mon cher Humbert,