—Elle est donc toujours folle de son argent de change?
—Oui, mais c'est un secret; tout le monde ne peut pas avoir des avoués.
—Ah! joli calembour! À propos, pour rimer, vas-tu au concert de la cour?
—Non, j'ai quelque chose à faire ce jour-là.
—Quoi donc?
—Je me marie.
—Tiens! quelle idée!
—Prends garde, voilà la toile.»
L'acte est ainsi terminé, le public mystifié et l'ouvrage abîmé. Mais, quoi! il faut bien prendre un peu de repos, on ne peut pas toujours être sublime et ces représentations en grand débraillé servent à faire ressortir celles où l'on met du soin, du zèle, de l'attention et du talent. J'en conviens; pourtant vous m'avouerez qu'il y a quelque chose de triste à voir des chefs-d'œuvre traités avec cette extrême familiarité. Je conçois qu'on ne brûle pas nuit et jour de l'encens devant les statues des grands hommes; mais ne seriez-vous pas courroucé de voir le buste de Gluck ou celui de Beethoven employé comme tête à perruque dans la boutique d'un coiffeur?...
Ne faites pas le philosophe, je suis sûr que cela vous indignerait.