En ce qui me concerne, je crois cette erreur comique causée par les festivals où l'on m'a vu souvent diriger des orchestres immenses. Aussi le prince de Metternich me dit-il, un jour à Vienne:

«—C'est vous, monsieur, qui composez de la musique pour cinq cents musiciens?»

Ce à quoi je répondis:

«—Pas toujours, monseigneur, j'en fais quelquefois pour quatre cent cinquante.»

Mais qu'importe?... mes partitions sont aujourd'hui publiées; il est facile de vérifier l'exactitude de mes assertions. Et quand on ne la vérifierait pas, qu'importe encore!...

Recevez, monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués.

hector berlioz.

Paris, 25 mai 1858

POSTFACE

J'ai fini.—L'Institut.—Concerts du palais de l'Industrie.—Jullien.—Le diapason de l'éternité.—Les Troyens.—Représentations de cet ouvrage à Paris.—Béatrice et Bénédict.—Représentations de cet ouvrage à Bade et à Weimar.—Excursion à Lœwenberg.—Les concerts du Conservatoire.—Festival de Strasbourg.—Mort de ma seconde femme.—Dernières histoires de cimetières.—Au diable tout!