[71] N'est-il pas étrange qu'à cette époque, pendant que j'écrivais ce grand ouvrage et étant marié avec miss Smithson, j'aie par deux fois fait le même rêve? J'étais dans le petit jardin de madame Gautier, à Meylan, assis au pied d'un charmant acacia-parasol; mais seul, mademoiselle Estelle n'y était pas; et je me disais: «Où est-elle? où est-elle?» Qui expliquera cela? Les marins peut-être, et les savants, qui ont étudié les mouvements de l'aiguille aimantée, et qui savent que le cœur de certains hommes en a de semblables....

[72] Et pourtant c'était un excellent homme plein de bonnes intentions.

[73] Je l'avais bien dit qu'il saurait mon nom quelque jour.

[74] On m'y donne cent francs par feuilleton, à peu près quatorze cents francs par an.

[75] Je ne pouvais conduire moi-même les répétitions de Cellini. En France dans les théâtres, les auteurs n'ont pas le droit de diriger leurs propres ouvrages.

[76] Il ne faut pas oublier que ceci fut écrit en 1850. Depuis lors l'opéra de Benvenuto Cellini, un peu modifié dans le poëme, a été mis en scène avec succès à Weimar, où il est souvent représenté sous la direction de Liszt. La partition de piano et chant a en outre été publiée avec texte allemand et français chez Mayer, à Brunswick, en 1858.

Elle a même été publiée à Paris, chez Choudens, en 1865.

[77] Depuis que ceci a été écrit, les quatre premières parties de Roméo et Juliette ont pourtant été entendues à Londres sous ma direction; et jamais plus brillant accueil ne leur fait nulle part par le public.

[78] Ce mot, que j'employai sur les affiches pour la première fois à Paris, est devenu le titre banal des plus grotesques exhibitions: nous avons maintenant des festivals de danse ou de musique dans les moindres guinguettes, avec trois violons, une caisse et deux cornets à pistons.

[79] Léon Gatayes.