Chantons la Carmagnole,
Soyons unis, mes amis[235]!
[235] « Cinq autres couplets complètent cette Carmagnole, qui ne se trouve dans aucun des ouvrages de Florian, mais qui parut éditée à part, sur feuille volante, en 1790, sous la signature du poète. » Joseph Vingtrinier, Chants et chansons des soldats de France, 1902, p. 14.
Autographe de Florian.
Mais puisqu'il est chevalier, que Trianon l'a vu chanter ses plaisirs sur le double pipeau, il sera suspect en 1794. Le 27 messidor (15 juillet), il est arrêté et écroué à la prison de Port-Libre[236]. Ce n'est pas de ses Fables[237] qu'on se préoccupe. Là, on semble l'oublier. Ses amis multiplient les démarches en sa faveur, et Boissy d'Anglas rédige pour lui un mémoire de treize pages[238]. Ce qu'il fait dans sa prison, une lettre à la Citoyenne Anne Galissat, maison du citoyen Terrier, rue de Brutus à Sceaux-l'Unité, près le bourg de l'Egalité[239] nous l'apprend.
[236] C'était l'ancienne abbaye de Port-Royal, boulevard du Port-Royal ; aujourd'hui la Maternité.
[237] Fables de M. de Florian, de l'Académie française, suivies du poème de « Tobie » ; Paris, Didot aîné, in-18, 1793.
[238] Collection G. Bord ; Catalogue N. Charavay, no 84, mai 1906.
[239] Catalogue d'autographes Lemasle, no 86, pièce 52, avril 1908.