A. I. — J’avais promis de ne plus vous écrire. Trois fois j’ai écrit par la poste ; la dernière lettre, portant mon nom et mon adresse, m’a été retournée ; les deux autres ne vous sont pas sans doute parvenues. Je ne vous fais pas l’injure de vous accuser de songer à l’argent ; mais sachez que je suis riche, très riche.
Nadine. — Impossible. Répondez par le journal. Dites-moi où ma lettre vous trouvera. Crains maman.
Baby. — Je n’oublie pas votre anniversaire. Ma lettre vous attend où vous savez. Accusez réception par une ligne. Tout ne marche pas comme je le désire. Obstacles. Pourrai sortir seule mercredi prochain. Attendez avec voiture place ordinaire.
Mon amour. — Je vous aime follement. Je pense toujours à vous avec un cœur reconnaissant. Votre amour patient et fidèle m’est précieux. Quel bonheur j’ai goûté ! Dites-moi vos projets, amour. J’ai pleine confiance en vous, mais mon anxiété est grande. — Y. O. C.
L. M. — Bien malheureux. Pourquoi hésitez-vous ? Si votre amour ressemblait au mien, tout serait fait. Ce n’est pas l’argent qui vous manque. C’est donc le courage ? Oh ! je ne veux pas le croire. J’attendrai encore après-demain même heure. Ce sera la dernière fois ; si vous n’êtes pas prêt, tout sera fini. Au revoir !
L. M. — Vous êtes un lâche.
P. à B. — Acceptez tout mon amour et tous mes vœux. Je craignais de vous écrire. Quand pourrez-vous arranger un rendez-vous ? Essayez, je vous en prie. Je brûle de vous revoir. Je n’ai pas encore vendu mes propriétés. Dites un mot.
B. à P. — Tout est arrivé sain et sauf. J’essayerai d’être brave, puisque vous l’êtes. Ayons foi l’un dans l’autre. Gardez-vous de vendre vos propriétés. Demain 9 heures, à l’endroit où nous nous sommes rencontrés. Voiture.