Derrière lui, le haut minaret, dressé dans le ciel noir comme un génie immense, semblait veiller sur cette petite cité silencieuse, endormie dans les vastes solitudes du désert.
XL
l arriva haletant dans le dédale des chemins de l'oasis. Alors il ralentit le pas et se glissa derrière le mur du jardin du Muezzin. Il écouta. Comme dans les rues solitaires, le grand silence planait dans les fouillis de verdure.
—Meryem! Meryem!
Nulle voix ne répondit.
Il en fut plus contrarié qu'inquiet: la fille du Muezzin ne pouvait l'avoir attendu si tard. Vesper ardait déjà haut dans le ciel et depuis longtemps l'heure du rendez-vous avait fui. Il escalada le mur et erra dans le jardin.