Toute pâle elle déchiffrait les brûlantes paroles, et, avec les mots qu'elle lisait, une sensation nouvelle filtrait par ses yeux, jusqu'au fond de son cœur.

«O douce gazelle, avait écrit Omar, ton regard m'a blessé comme un coup de cimeterre. Mon cœur est tout saignant. Je vais mourir, si tu ne me guéris pas.»

—Le guérir? Comment? se demanda Afsia, tremblante; mais aussitôt s'offrait le remède.

«Si tu ne veux pas que je meure, demain, à l'heure où le soleil touchera la cime du Djebel, tu te tourneras vers l'Occident et tu agiteras ton haik. Je t'aime!»

—Pauvre garçon, se dit Afsia. Ce qu'il demande est bien facile! Eh quoi, faut-il si peu pour guérir!


XXVIII