Son temple est l'univers et la femme son autel, car, sous notre soleil, c'est ce qu'il y a de plus parfait.

Et nous disons à la place des paroles du Prophète:

«A lui appartiennent le levant et le couchant et de quelque côté que vous vous tourniez, vous rencontrez sa puissance.»

De lui tout découle, peines et joies, la mort et la vie. Il fait les sages et les fous, les heureux et les misérables, les héros et les criminels.

Sans lui l'homme est eunuque, et va châtré dans la vie comme les nègres dans le sérail.

S'il fait dévoyer le faible, il montre la route au fort et dit: «Pour moi, taille ta destinée.»

Car à moins d'être harcelé par une fatalité maudite, conséquence des crimes ou des imbécillités de ceux dont il a le sang dans les veines, le fort, ici-bas, doit faire son destin. Il tient son heur et son malheur. Et si aux portes de la vieillesse, les soucis, comme les ténèbres, s'amoncellent sur son front, qu'il n'en accuse que lui et cherche la cause en fouillant les vomissements de son passé.