Mansour troublé et confus voulut se récrier; alors Kradidja mit un doigt sur ses lèvres et répéta:
—Une abomination!
V
ais quand Kradidja parla d'éloigner Mansour, le cheik répondit qu'il ne consentirait pas, à l'heure présente, de se séparer de l'aîné de ses fils. Il en avait besoin pour surveiller ses troupeaux et surtout pour la moisson prochaine. La femme n'osa pas insister et Mansour resta sous la tente.
En apprenant la décision du cheik, il ne put éteindre l'éclair qui alluma son regard.
—O pervers, lui dit sa mère, à quoi penses-tu?