Nu comme le père des hommes et le flissa aux dents, il se glissait dans la tente où l'attendait, effrayée, celle qu'il avait choisie. Alors près de l'époux, dont il entendait le souffle, il volait sur la bien-aimée tremblante sa large part d'amour.
Puis il partait pour ne plus revenir. Car c'était ainsi: jamais deux fois il ne buvait à la même coupe. La cruche ébréchée ne lui servait plus.
Il l'avait juré sur la mémoire de Meryem.
Et les jeunes gens l'enviaient et disaient, quand ils le voyaient passer sur la belle Oureka, la fille du poulain noir que jadis lui donna son père:
—Le voilà, le voilà, celui qui commande aux djinns.