Oui, il s'en souvenait. Et la douce vision, évanouie comme un rêve, revenait distincte se placer devant lui.
XXXII
'était un soir. Assis contre un des petits murs qui séparent les uns des autres les jardins de Msilah, il rêvait solitaire et soucieux dans le chemin désert.
La voix grave, lente et solennelle du muezzin vibra tout à coup dans l'air, et il écouta machinalement le prêtre crier du haut du minaret aux quatre coins de l'horizon:
«—A Dieu appartiennent le levant et le couchant; de quelque côté que vous vous tourniez, vous rencontrerez sa face;
»Dieu est un;