--Mardi, dit-il, je serai à Puyoo à 3 heures 55.
Comme il allait se retirer, après avoir salué madame Barincq et Anie, Barincq lui tendit la main.
--A mardi.
Le capitaine rejoignit son compagnon.
C'était l'habitude de madame Barincq d'interroger sa fille sur toutes choses et sur tout le monde, ne se faisant une opinion qu'avec les impressions qu'elle recevait.
--Eh bien, demanda-t-elle aussitôt que le capitaine se fut éloigné de quelques pas, comment le trouves-tu? Tu ne diras pas cette fois que tu ne l'as pas remarqué.
--Je le trouve très bien.
--Que vois-tu de bien en lui? continua madame Barincq.
--Mais tout; il est beau et il a l'air intelligent; la voix est bien timbrée, les manières sont faciles et naturelles; la physionomie respire la droiture et la franchise; je ne connais pas de militaires, mais quand j'en imaginais un, d'après un type que j'arrangeais, il n'était ni autre ni mieux que celui-là; ni vain, ni prétentieux, ni gonflé, ni vide.
--Es-tu satisfaite? demanda Barincq à sa femme, si tu voulais un portrait, en voilà un.