Il n'y avait pas à répliquer; tout ce qu'elle put obtenir, ce fut que Sixte, au lieu d'aller à Biarritz dans la soirée, y allât dans l'après-midi, avant le dîner, ce qui abrègerait sa visite.
Il n'était pas cinq heures quand Sixte arriva chez d'Arjuzanx qu'il trouva assis devant une table d'écarté, ayant pour vis-à-vis un des Russes avec lequel il avait dîné huit jours auparavant; deux des convives de ce dîner étaient assis près d'eux.
Ce fut seulement quand d'Arjuzanx quitta sa chaise que Sixte put l'attirer dans une pièce voisine.
--Je t'apporte ce que je te dois, dit-il.
Et il déposa sur une table plusieurs liasses de billets de banque qu'il tira de sa poche gonflée.
--Qu'est-ce que c'est que tout ça? demanda d'Arjuzanx.
--Les soixante-cinq mille francs que je te dois.
--Tu me dois vingt-cinq mille francs que je t'ai prêtés.
--Et quarante mille que tu m'as gagnés.
D'Arjuzanx prit trois liasses, deux grosses et la plus petite, les mit dans la poche de son veston et repoussa les autres.