--Je vous emmène avec mon père.
Rébénacq hésita, puis il finit par se rendre.
Il était une heure de l'après-midi quand ils arrivèrent à Bayonne, et quatre heures quand Barincq eut vu avec Rébénacq les sept notaires de la ville: quatre refusaient nettement l'affaire, trois demandaient du temps; il convenait de prendre des renseignements, de se livrer à des estimations.
--Je n'avais pas grand espoir, dit Barincq, mais c'était un devoir de tenter l'expérience. Maintenant il ne nous reste plus qu'une démarche, et il faut la faire, si douloureuse qu'elle soit pour moi: voir M. d'Arjuzanx, qui certainement doit être chez lui, puisqu'il attend Sixte; allons à Biarritz.
En effet, le baron était chez lui, et tout de suite il reçut Barincq et Rébénacq.
--Ce n'est pas au nom de mon gendre que je me présente, dit Barincq, c'est en mon nom personnel, mais en me substituant à lui.
Le baron resta impassible, dans l'attitude froide et hautaine qu'il avait prise.
--C'est donc comme votre débiteur de la somme totale de trois cent quarante-un mille francs que je viens vous demander quels arrangements il vous convient de prendre pour le paiement de cette somme.
--Des arrangements!
--Toutes les garanties vous seront offertes, dit Rébénacq, voulant venir en aide à son vieux camarade, dont l'émotion faisait pitié.