--Hé! hé!

--Hé! hé!

Madame Barincq n'avait pas pris part à cette scène d'allégresse.

--Je vous admire de pouvoir rire, dit-elle.

--Il me semble qu'il y a de quoi, dit Barincq.

--Est-ce que tu n'es pas heureuse de ce succès pour Ourteau? dit Anie.

--Qu'on ne me parle jamais d'Ourteau, s'écria madame Barincq.

--Sois donc plus juste, maman. C'est à Ourteau que je dois un mari que j'aime. C'est Ourteau qui m'a appris à voir. Sans Ourteau, je me fabriquerais de jolies robes en papier pour pêcher un mari que je ne trouverais pas. Et sans Ourteau je continuerais à peindre des tableaux d'après la méthode de l'atelier... que les Américains n'achèteraient pas. Si je suis heureuse, si j'ai aux mains un outil qui nous fera tous vivre, en attendant que Sixte revienne glorieux, cela ne vaut-il pas la fortune?

FIN