Il se pourrait qu'il n'existât pas de testament, dit le notaire.
--Cela se pourrait parfaitement, répéta le juge de paix.
--Je commence à le croire, dit le greffier qui ne s'était pas encore permis de manifester une opinion.
--Voulez-vous examiner les autres tiroirs? demanda Barincq d'une voix que l'anxiété rendait tremblante.
--Certainement.
Le second tiroir, vidé avec les mêmes précautions et le même soin méticuleux, ne contenait que des papiers insignifiants, entassés là par un homme qui avait la manie de conserver toutes les notes qu'il recevait, alors même qu'elles ne présentaient aucun intérêt. Il en fut de même pour le troisième et le quatrième.
--Rien, disait Rébénacq avec un sourire plus approbateur.
--Rien, répétait le juge de paix.
Et de son côté le greffier répétait aussi:
--J'ai toujours cru qu'il n'y aurait pas de testament.