Ce fut pour tous les deux un soulagement qu'ils se gardèrent bien de montrer.
— Saviez-vous que M. d'Arjuzanx fût de retour ? demanda Anie.
— Non.
— Ni moi.
Une heure après, comme on se promenait dans le jardin, Anie, qui venait de reconduire une de ses parentes, se trouva face à face avec d'Arjuzanx, qui vint au-devant d'elle.
Il affectait le calme et l'indifférence, cependant il était facile de lire l'émotion sous son sourire.
Il la salua en lui disant :
— Je vous aimais tant, que votre refus n'a pas tué mon amour ; je n'aimerai jamais que vous.
Avant qu'elle fût revenue de son trouble, il s'était éloigné.