— Ma foi non.
— Je t'ai connu joueur, cependant.
— Au collège.
— Et à Saint-Cyr aussi, dit de la Vigne.
— J'ai joué, continua Sixte, quand le gain ou la perte de cent francs me crispait les nerfs, arrêtait mon cœur et m'inondait de sueur, mais maintenant qu'est-ce que cela peut me faire de gagner ou de perdre ?
— Et l'émotion du jeu ? dit d'Arjuzanx.
— Je ne désire pas me la donner, et même je souhaite ne pas me la donner.
— Alors tu n'es pas sûr de toi ?
— Qui est sûr de soi ?
— Si tu n'as pas apporté d'argent, continua d'Arjuzanx, ma bourse est à ta disposition, et à la vôtre aussi, monsieur de la Vigne.