Alors elle raconta l'histoire du testament de Gaston : comment Sixte l'avait trouvé ; pourquoi il n'avait pas voulu le produire ; comment il l'avait brûlé.
— C'est donc son argent qu'il a perdu, dit-elle en s'adressant à sa mère.
Mais celle-ci ne se rendit pas :
— Qui prouve que ce testament était bon ? dit-elle.
Sur cette réplique, son mari intervint :
— Il est évident, dit-il, que le testament est celui que Gaston avait déposé entre les mains de Rébénacq, et qu'il était parfaitement valable.
— Valable ou non, il n'existe plus.
— Pour les autres sans doute, mais pas pour nous.
— Tu paieras !
— Quel moyen de faire autrement ?