—Mais à Paris?

—Après sept ans! Vous voyez que la guérison a duré longtemps et qu'elle est possible.

Adeline ne répondit rien de ce qui lui montait aux lèvres.

—Vous avez eu raison de vous adresser à moi, dit-il, je vous promets que tout ce que je pourrai pour sauver votre mari, je le ferai.

—Surtout qu'il ne sache pas ma démarche.

—Soyez tranquille; c'est en mon nom que je lui parlerai.

VIII

Guérit-on les joueurs?

C'était ce qu'Adeline se demandait. Son projet n'était-il pas ridicule de vouloir guérir les autres quand il ne pouvait pas se guérir lui-même?

Pourtant il fallait qu'il tînt sa promesse; cette pauvre petite femme était trop touchante dans son désespoir pour qu'il refusât de lui venir en aide.