Adeline frappa à la glace de façon à se faire ouvrir, et, mettant cinq louis dans la main du cuisinier:
—Laissez sortir M. le comte, dit-il, et vous-même quittez le cercle à l'instant.
Quand il reprit sa route avec le père Eck, ils marchèrent côte à côte assez longtemps sans rien dire. À la fin, le père Eck prit le bras d'Adeline:
—Mon cher monsieur Ateline, je sais qu'on n'aime pas les conseils qu'on ne demande pas, bourtant je vous en donnerai un: croyez-moi, laissez ces gens-là à leurs plaisirs, ce n'est bas la place d'un brave homme comme vous. Vous serez mieux dans fotre famille. Si nous avons un peu réussi dans la vie, c'est par les liens de la famille: c'est en étant unis, c'est en nous serrant. Et ce n'est bas seulement pour la fortune que la famille est ponne.
X
Quand ils se furent séparés, Adeline resta sous l'impression de ces conseils, sans pouvoir la secouer: «Laissez ces gens-là à leurs plaisirs.» Est-ce que c'était pour le sien qu'il restait avec eux?
Mais dans la journée il lui vint un second avertissement qui le bouleversa plus profondément encore.
Comme il allait entrer dans la salle des séances, le préfet de police—celui-là même qui lui avait accordé l'autorisation d'ouvrir le Grand I,—l'arrêta au passage.
—Eh bien, mon cher député, êtes-vous content de votre cercle?
Adeline, croyant que c'était une allusion à la scène du matin, s'empressa de la raconter et de l'expliquer, tout en se disant que la préfecture était bien rapidement renseignée.