—Allez donc, dit M. de Cheylus.
Adeline ne s'étonna pas de cette insistance de son collègue; il savait par expérience l'intérêt que celui-ci avait à le voir gagner, d'ailleurs ce ne fut pas tant cette insistance qui le poussa que celle de l'oracle.
Il s'assit au fauteuil.
—Messieurs, faites votre jeu.
Il n'en fut pas de cet appel comme de celui de Salzman: Adeline était un beau banquier: les plaques, les billets de banque tombèrent sur le tapis.
—Le jeu est fait, rien ne va plus, dit Camy de sa voix monotone.
Adeline continuant Salzman le continua aussi dans la manière de tailler; une à une il prit les cartes au talon pour les donner aux tableaux et se les donner à lui-même.
Le tableau de gauche prit une carte et le banquier s'en donna une, un 9, comme il avait deux bûches il gagna sur la droite qui avait 1 et 6 et sur la gauche qui avait 4, 6 et 5.
—Continuation de la veine, murmura M. de Cheylus.
Il fallait se rattraper, jetons, plaques, billets tombèrent de plus en plus dru.