Le danger était donc menaçant.
Comment l'empêcher d'éclater?
La question était assez grave pour qu'il ne voulût pas prendre la responsabilité de l'examiner et de la trancher tout seul; c'était entre associés qu'elle devait se décider.
Au lieu de s'occuper du joueur, aussitôt qu'Adeline fût parti, il alla prendre Barthelasse chez lui et le conduisit chez Raphaëlle: le joueur, on verrait plus tard.
Mais le conseil ne put pas s'ouvrir tout de suite, Raphaëlle recevant en ce moment même la visite de M. de Cheylus. Elle se prolongea cette visite, et plus d'une fois Barthelasse crut que Frédéric, dont l'impatience et le mécontentement étaient visibles, allait le quitter pour rompre ce tête-à-tête. A la fin, M. de Cheylus voulut bien partir, et Raphaëlle entra dans le petit salon où ils attendaient.
—Qu'est-ce qu'il y a? demanda-t-elle, inquiète de les voir.
Ce fut Frédéric qui expliqua ce qu'il y avait et ce qui les amenait.
Dans leur association, Raphaëlle jouait le rôle de l'associé qui rend les autres responsables de tout ce qui va mal, et porte à son avoir tout ce qui va bien.
—Il est joli, le résultat de votre séquence, dit-elle en se tournant vers Barthelasse.
—Ce n'est pas la séquence qui le fait donner sa démission, puisqu'il a attendu jusqu'à maintenant.