Quant à Maffeo, son attitude était étrange; il semblait qu'il voulût applaudir et qu'il n'osât pas.
Lorsque Madeleine eut achevé son troisième morceau, elle crut que Sciazziga allait dire s'il l'acceptait ou s'il la refusait; mais il n'en fut rien.
—Qu'il est nécessaire que zé cause avec mon çer ami Maffeo, dit-il; pour cela ze prie la signora de venir demain matin, roue Châteaudun, avec son touteur.
—Je n'ai pas de tuteur.
—Vous avez plous de vingt oun ans?
—Je suis émancipée.
—Ah! diavolo, perfetto.
Et un sourire de satisfaction fondit sa large bouche jusqu'aux oreilles; évidemment cela faisait son affaire.
—Qué zé pense que la signora voudra bien nous faire lé plaisir de dézouner avec nous, à onze houres; nous causerons avant.
Elle n'avait plus qu'à remercier et à se retirer, ce qu'elle fit; Lozès la reconduisit jusqu'au vestibule, tandis que Maffeo et Sciazziga s'entretenaient à voix basse.