Il y avait à peine dix minutes que la porte de la prison était refermée sur ce pauvre vieux, quand il se fit un grand bruit de chevaux dans la rue.

C'était M. de Solignac qui arrivait au galop, suivi de quelques gendarmes,—ce Solignac était bien le mien, c'est-à-dire celui de Clotilde et du général.

En m'apercevant, il poussa une exclamation de surprise et vint à moi la main tendue.

—Comment, mon cher capitaine, c'est vous! Que je suis heureux de vous voir! Nous allons marcher ensemble.

Puis, après quelques paroles insignifiantes, il continua:

—Vous avez un prisonnier, m'a-t-on dit, pris les armes à la main; avez-vous commandé le peloton?

—Quel peloton?

—Le peloton pour le fusiller.

XXXVI

Fusiller ce vieux bûcheron!