—Capital et intérêts.

—Et intérêts des intérêts.

Le dimanche qui avait suivi mon entrée dans les bureaux, j'avais été invité à venir passer la journée à la villa, et si peu disposé que je fusse à paraître dans le monde, je n'avais pu refuser.

Comme tous les dimanches, il y avait grand dîner, et à table on me plaça à côté d'une jeune fille de quatorze à quinze ans, que Marius me dit être sa cousine, c'est-à-dire la nièce de MM. Bédarrides. Je ne fis pas grande attention à cette jeune fille, que je traitai comme une pensionnaire, ce qu'elle était d'ailleurs, étant sortie de son couvent à l'occasion des fêtes de Noël.

Lorsqu'on fut sorti de table, madame Bédarrides m'appela dans un petit salon, où nous nous trouvâmes seuls.

—Que pensez-vous de votre voisine? me dit-elle.

—La grosse dame que j'avais à ma droite, ou la jeune fille qui était à gauche?

—La petite fille.

—Elle est charmante et je crois qu'elle sera très-jolie dans deux ou trois ans.

—N'est-ce pas? vous savez qu'elle est notre nièce; elle sera l'héritière de mon beau-frère, avec Marius et ma fille; et une héritière qui méritera attention.