—Ne craignez pas, je ne dirai rien de ce que vous ne voulez pas entendre. C'est une prière que j'ai à vous adresser, et il me semble que, si vous pensez à ce que va être ma situation auprès de mon père malade, mourant peut-être, vous ne pourrez pas me refuser. Permettez-moi de vous écrire.
Elle recula vivement.
—Ce n'est pas tout... promettez-moi de m'écrire.
—Mais c'est impossible!
—Il m'est impossible, à moi, de vivre loin de vous sans savoir ce que vous faites, sans vous dire que je pense à vous. Ah! chère Clotilde....
Elle m'imposa silence de la main. Puis comme je voulais continuer, elle prit la parole:
—Vous savez bien que je ne peux pas recevoir vos lettres et que je ne peux pas vous écrire ostensiblement.
—Qui vous empêche de jeter une lettre à la poste, soit ici, soit à Marseille? personne ne le saura.
—Cela, jamais.
—Cependant....