Et bien qu'il eût lu le code avec le bonhomme Painel, il voulut le relire encore en rentrant à la Rouvraye.
—Art. 477. Le mineur resté sans père ni mère, pourra aussi, mais seulement à l'âge de dix-huit ans accomplis, être émancipé, si le conseil de famille l'en juge capable.
«Sans père ni mère,» le texte était formel.
Comment n'avait-il pas vu ce ni toutes les fois qu'il avait lu cet article?
Mais non, l'esprit plein de son idée d'émancipation, il n'avait prêté attention qu'aux dix-huit ans.
Pour lui tout avait été dans cette date, sur laquelle il avait bâti son système et arrangé l'avenir de sa fille.
Parmi les personnes auxquelles il avait parlé de son projet, il en était cependant qui étaient en état de lui en montrer l'inanité et l'absurdité.
Comment ne l'avaient-elles pas fait?
Il voulut s'en expliquer avec le président Bonhomme de la Fardouyère.
Il savait comme tout le monde le cas qu'on devait faire des connaissances et de l'intelligence du président, mais enfin c'était un homme du métier.