—Et c'est tout?

—Que puis-je souhaiter de plus? Tu le dis, je le sens, tu me donnes la plus grande joie que je puisse rêver.

—Elle te suffit?

—Elle me suffirait si elle ne devait pas être interrompue: mais c'est là le malheur de notre vie que nous devions nous séparer au moment où les liens qui nous unissent sont le plus fortement tendus.

—Pourquoi nous séparer?

—Hélas! Et maman? Et la vie?

—Si tu ne quittais pas ta mère; si tu n'avais plus à prendre souci de ta vie.

Elle le regarda, sans oser l'interroger, ne trahissant la marche de sa pensée que par un frémissement que malgré ses efforts elle ne parvenait pas à comprimer.

—J'entends: si tu devenais ma femme.

—Oh! mon bien-aimé!