—Que me caches-tu?
—Comment peux-tu supposer que je te cacherais quelque chose?
—Enfin qu'as-tu? Tu comprends, n'est-ce pas, qu'il ne peut rien se passer en toi que je ne lise dans tes yeux? Eh bien, tes yeux parlent quand tes lèvres se taisent.
—C'est que j'ai une demande à t'adresser, une prière.
—Pourquoi ne la dis-tu pas?
—Parce que je n'ose.
—Il me semble cependant que je ne montre pas des dispositions qui puissent te faire croire que je te refuse rien.
—C'est justement de là que vient mon embarras et ma réserve: j'ai peur de te peiner au moment où je voudrais te prouver tout ce qu'il y a de gratitude et d'amour dans mon coeur.
—Si tu dois me peiner, le mieux est de ne pas me faire attendre.
Elle hésita; puis, devant un geste impatient, elle se décida.